L’agriculture nigérienne
JOURNALISTE : SOUMANA HABI Oumarou Farouk
Interview avec le camarade délégué de JORIS2 (Abdoul Ben Malik) sur la l’agriculture du Niger.
Camarade, la majorité de la population nigérienne considère l’agriculture comme un travail réservé aux paysans, sinon aux pauvres. Que pensez-vous d’une telle affirmation ?
On peut le dire, oui ! Parce que l’agriculture paysanne propose des solutions afin que plusieurs paysans puissent vivre de leur travail et en retrouvent le sens. En effet, le paysan produit pour se nourrir et non pour des fins commerciales. Aujourd’hui, notre population évolue, nous devons abandonner la houe en faveur des technologies modernes, qui sont beaucoup plus efficaces. Il faut reconnaitre que, le secteur agricole est le vecteur potentiel d’énormes progrès sociaux en termes de réduction de la pauvreté. Au Niger, la saison des pluies s’étend de juin à septembre, soit seulement trois mois.
Que pensez-vous de l’avenir des systèmes agro-alimentaires au Niger ?
L’agenda 2030 de l’Union Africaine pour le développement durable souligne la nécessité de mettre en place des systèmes alimentaires plus durables pour faire face à des défis tels que la malnutrition, la pauvreté, la perte de la biodiversité végétale, la dégradation des écosystèmes et le changement climatique.
Pensez-vous que, le développement des chaines de valeur agricoles dans notre pays peut-il pour répondre à l’autosuffisance alimentaire ? Peut-il concrètement créer d’emplois aux jeunes nigériens ?
Bien sûr que oui ! Le Niger doit mettre en place un plan national d’investissement dans la mécanisation agricole. C’est une étape cruciale pour accroître la productivité. Ainsi, nous devons promouvoir l’émergence d’un secteur privé qui soit pourvoyeur des emplois pour les jeunes, créer de la richesse et contribuer à l’autonomisation des femmes surtout en milieu rural, non seulement dans le domaine de la production, mais également de la transformation, et de la promotion des produits locaux.
Le journaliste : SOUMANA HABI Oumarou Farouk
Tu sera un très bon journaliste en presse écrite !
RépondreSupprimer